A Rennes, l’innovation est un moteur économique

La capitale bretonne, Rennes, vibre par sa dimension jeune et dynamique. Siège de nombreuses administrations et filiales régionales de grandes entreprises, Rennes s’émancipe petit à petit de son secteur phare, la construction automobile, pour développer de nouveaux projets innovants et faire de son territoire une terre d’expérimentations. A Rennes, l’innovation est au cœur du développement économique.

 

 

A la confluence de l’Ille et de la Vilaine, la capitale de la région Bretagne compte 210.000 habitants, dont la majorité ont entre 20 et 40 ans. Ville jeune et culturelle, elle est également la capitale de la métropole rennaise, territoire qui accueille au total 420.000 habitants, dont 350.000 emplois. Souvent saluée comme étant la ville la plus dynamique ou la plus attractive de sa catégorie par la presse nationale, Rennes abrite les sièges administratifs ou les sites d’entreprises dont l’aura dépasse largement les frontières bretonnes : Yves Rocher, Ubisoft Entertainment, Ouest-France, Lactalis, PSA Peugeot-Citroën, le groupe Le Duff (Brioche Dorée, Pizzérias Del’Arte)…

 

Emploi public, Eco-construction

Capitale administrative de la Bretagne à quatre départements, Rennes compte 31,5 % d’emplois liés à l’administratif, l’enseignement, la santé et l’action sociale. Des emplois pérennes qui servent d’amortisseur en période de crise. « Même si l’emploi repart moins vite que dans le privé, le secteur public est un régulateur de l’emploi sur notre territoire », indique François Rouault, directeur Economie, Emploi et Innovation au pôle Stratégie, Développement et Aménagement de Rennes Métropole. Des emplois qui resteront forts en nombre du fait du dynamisme démographique du pays de Rennes. Un dynamisme démographique favorable à un secteur clé de l’industrie rennaise : la construction. En effet, aujourd’hui la construction pèse pour 6 % des emplois. « Mais nous observons des relais de croissance en termes d’emplois dans l’activité d’éco-construction », remarque François Rouault. « L’habitat modulaire et les nouveaux processus de construction à l’échelle industrielle sont autant d’axes de diversification à venir dans cette filière ». Et pour cause, qu’il s’agisse de construction ou de rénovation, la dimension éco-responsable est désormais une priorité. Les nombreux logements encore à construire offrent des opportunités d’expérimentation et de déploiement de nouvelles méthodes de construction sur le terrain. Soit autant de profils d’ingénieurs et de spécialistes du bâtiment et de l’éco-construction à pourvoir.

 

Le véhicule du futur

De son côté, l’industrie, en particulier automobile, compte pour 11 % des emplois du territoire. Une industrie qui souffre dans le bassin de Rennes. De 12.000 salariés au pic de l’activité de l’usine PSA de La Janais en 2004, le site en compte moins de 4.000 aujourd’hui. « 7.000 à 8.000 emplois ont été détruit en 10 ans », rappelle François Rouault. « La tendance n’est plus aux grandes usines en matière de construction automobile, mais elles seront désormais plus compactée, avec des embauches liées aux renouvellements de postes mais pas à des créations. Le dimensionnement sera dorénavant plus restreint, pour plus d’agilité et de polyvalence », remarque-t-il. Pour autant, Rennes Métropole soutient la création d’une filière innovante liée aux usages de la mobilité, avec en ligne de mire le véhicule du futur. Une filière qui sera porteuse d’emplois dans les années à venir. « Ce projet reprend trois technologies que le territoire est à même de développer : la motorisation électrique pour un véhicule plus propre, les matériaux composites permettant d’alléger la structure et l’usage du numérique pour un véhicule plus autonome, plus connecté et pour une nouvelle méthode de production. » Avec les nombreuses passerelles possibles sur les autres territoires bretons, dont les compétences sont liées à ces trois technologies, Rennes veut devenir leader dans la réalisation de ce projet.

 

Rennes Atalante, moteur du service

Un projet qui aura également besoin d’expertises et de services. Avec 9 % de travailleurs indépendants, de professions libérales et d’artisans, Rennes est aussi une ville dédiée aux services aux entreprises et aux particuliers. Depuis plus de 30 ans, avec la création de la technopôle Rennes Atalante dédiée à l’activité tertiaire, l’économie rennaise est portée par les activités de services, de conseil, gestion, innovation, stratégie, recherche et développement, marketing, télécommunication, numérique, banques et immobilier. En effet, les services comptent pour 41,5 % des emplois du territoire, au sein d’un secteur d’activité qui représentent 75 % des entreprises rennaises. « Les services aux entreprises apportent de la valeur ajoutée notamment dans le domaine du numérique qui est hybride à toutes les activités. » La présence sur le territoire rennais de l’institut de recherche technologique B-Com, second en matière de technologies numériques après Paris, dote le pays de Rennes d’un positionnement national hors normes. Facilitateur pour l’émergence de nouvelles start-ups liées aux usages du numérique. La filière numérique contribue d’ailleurs pour les deux tiers des créations de nouveaux emplois dans le secteur tertiaire.

 

Rennes, ville d'innovation et de dynamisme

La technopole fait de Rennes une ville d’innovation et de dynamisme

« L’innovation est le socle du développement économique du pays de Rennes. » François Rouault , Directeur Economique, Emploi et Innovation à Rennes Métropole

 

Accélérer la croissance des start-ups numériques

La filière numérique est bien au coeur des orientations stratégiques du territoire. Labellisée French Tech depuis fin 2014, Rennes s’engage à promouvoir et soutenir le développement des start-ups numériques en France et à l’étranger. La Ville est également l’épicentre du pôle de compétitivité international Images et Réseaux. A cela s’ajoute les pôles de compétences de l’institut de recherche technologique (IRT) B-Com qui se spécialise sur l’image, les réseaux ultra haut débits et la médecine du futur. L’IRT, porté par la collectivité, quelques grands groupes dont Orange, et des PME dont Siradel et Astellia, ainsi que l’Université de Rennes 1, est doté d’un budget de fonctionnement de 200 millions d’euros sur dix ans. 100 personnes y travaillent depuis son lancement au printemps 2015 et 300 y collaboreront dans les dix ans. Le soutien de l’IRT B-Com aux entreprises de l’agglomération rennaise doit également contribuer à la création de 2.000 emplois directs et 10.000 emplois indirects. Un véritable levier pour l’emploi dans le bassin de Rennes. Les férus d’innovation ont également leur Labfab, leur laboratoire de fabrication et d’expérimentation. Un outil pragmatique pour les inventeurs et les innovateurs afin de réaliser des prototypes, de les tester à l’échelle réelle et de réunir les retours d’expériences. « Nous sommes dans une logique d’accélération pour que ces start-ups numériques permettent la transformation digitale des entreprises et deviennent des PME ou des ETI », indique François Rouault. « L’innovation est le socle de la stratégie de développement économique du territoire. »

 

Innovations agroalimentaires

Si Rennes travaille sur le véhicule du futur, c’est aussi là que se prépare l’usine du futur. L’usine agroalimentaire de demain. Celle qui sera davantage robotisée, encore plus digitalisée, totalement numérique, moins énergivore et toujours au service de l’innovation. D’ailleurs, le pays de Rennes mise beaucoup sur l’innovation agroalimentaire avec notamment le centre culinaire contemporain. Sur 3.500 m2 d’ateliers, ouverts en 2013, se créent de nouvelles innovations alimentaires et gastronomiques. « Des innovations notamment liées aux nouveaux usages et à une nouvelle façon de consommer », indique Christian Guyader, président du centre culinaire contemporain. Un lieu qui intéresse particulièrement les acteurs de la chaîne agroalimentaire bretonne : producteurs, industriels, distributeurs, restaurateurs et bien sûr consommateurs. La santé, la nutrition et l’alimentation sont les domaines d’interventions stratégiques de l’innovation agroalimentaire à Rennes. « Notre leitmotiv c’est d’être capable d’anticiper les tendances et de prendre en compte les nouveaux usages, afin de faciliter le terrain de l’innovation des industries agroalimentaires bretonnes », indique François Rouault. « En améliorant la qualité et la valeur ajoutée des entreprises, nous permettrons la création d’emplois », estime-t-il. A Rennes, les filières se croisent toutes sur le même chemin, celui de l’innovation. Clé de voûte de la création d’emplois pour les années à venir.

 

Sources :

http://metropole.rennes.fr/innovation/l-innovation-a-rennes/b-com-inventera-les-images-de-demain/

http://metropole.rennes.fr/politiques-publiques/environnement-economie-recherche/le-developpement-economique/

http://metropole.rennes.fr/politiques-publiques/environnement-economie-recherche/l-innovation-numerique/

http://metropole.rennes.fr/politiques-publiques/environnement-economie-recherche/le-developpement-economique/l-innovation/

http://lafrenchtech-rennes.fr/

http://www.labfab.fr/

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