.bzh, le nouvel étendard de la Bretagne connectée

 

En moins de six mois, 4.500 sites internet bretons ont déjà choisi la signature régionale .bzh. Ils devraient être 10.000 d’ici la fin de l’année et 30.000 d’ici à trois ans. La mise en place de l’extension de domaines de sites internet .bzh aura mis dix ans à aboutir. Depuis l’idée, lancée par le député finistérien Christian Ménard en 2004, jusqu’à l’approbation par l’ICANN, organisme mondial de régulation d’Internet, et sa phase opérationnelle en décembre 2014.  

 

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BZH, trois lettres qui résonnent dans le cœur des Bretons du monde entier. Comme un signe de ralliement. Sa seule évocation génère un sentiment d’appartenance très fort, quelque soit l’endroit sur la planète où on se trouve. « Le .bzh c’est notre point commun », ne cesse de répéter David Lesvenan, président de l’association www.bzh en charge de la promotion de l’extension et de la vente des noms de domaines. Soutenue par la région Bretagne, l’association qui a déjà enregistré 4.500 nouveaux noms de domaines en .bzh en moins de six mois, espère atteindre les 10.000 sites d’ici la fin de l’année 2015. « Mais rien ne saurait arrêter cette course », s’amuse David Lesvenan.

Coup de projecteur sur le savoir-faire breton

Que ce soit localement ou nationalement, les extensions en .bzh ont toutes quelque chose à apporter. Valorisation des atouts et savoir-faire de la Bretagne, promotion à l’échelle mondiale… « En effet, il s’agit pour les entreprises bretonnes de mettre un coup de projecteur sur le savoir-faire, la production et la qualité locale, d’insister sur leur origine géographique. Ce qui a une grande valeur même à l’autre bout du monde, où le sérieux des entreprises bretonnes est tout à fait reconnu », indique David Lesvenan. Pour certaines entreprises nationales, le choix du .bzh s’inscrit dans la volonté de délivrer un message particulier à la communauté bretonne. De s’adresser directement aux Bretons. Comme c’est le cas de la SNCF et du Bon Coin qui ont déjà opté pour le .bzh pour communiquer directement avec leurs cibles bretonnes.

Une action collective

Pour le président de www.bzh, l’intérêt de l’extension réside aussi dans la capacité de mobiliser de nombreux acteurs, entreprises, collectivités, associations et particuliers, dans la promotion de la Bretagne à l’échelle mondiale. « C’est une action collective qui est désormais menée afin de donner une visibilité au territoire », indique-t-il. « Et de faire que la Bretagne soit partie intégrante de l’écosystème numérique mondial. Cette extension .bzh est un signal permanent disant qu’on est là, on est présent, et on souhaite y prendre notre part. Le succès de cette extension, on la doit aussi à la capacité des acteurs du numérique à se mobiliser sur des enjeux de développement du territoire et du bien vivre ensemble ».

Une économie numérique en pleine croissance

La Bretagne connectée, c’est aujourd’hui aussi celle du .bzh. Première région de France à obtenir son extension, la Bretagne fait aujourd’hui partie de ces territoires internationaux reconnus géographiquement sur l’immensité de la toile grâce à leurs noms de domaines, comme Paris, Berlin, Tokyo, les régions Aquitaine, Alsace, le pays Catalan, l’Ecosse, le pays de Galles, le Québec…

Ce .bzh est aussi un marqueur collectif du savoir-faire numérique en Bretagne. Au niveau mondial, l’économie numérique est le premier secteur économique, affichant 25 % de croissance par an. En Bretagne, la filière compte 42.000 emplois, dont 15.000 en recherche et développement et des leaders dans le domaine des réseaux très hauts débit, de la TNT, de la 3D ou dans certaines applications à destination des consommateurs. En investissant dans cette extension internet, la Bretagne conforte ainsi sa présence dans le monde numérique. Et affiche ses ambitions pour demain. Ce .bzh peut également être à l’orée de nouveaux développements en services internet et applications. La Bretagne, ce n’est pas encore la Californie, mais ça pourrait le devenir !

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Produit en Bretagne, Festival Interceltique, TV Rennes…

Des acteurs bretons de premier plan

Parmi les 4.500 sites .bzh déjà développés, 20 % ont été créés par des particuliers. 80 % par des personnes morales, dont 70 % d’entreprises et d’associations et 10 % de collectivités. Ainsi après Bretagne.bzh ou Breizh.bzh, deux sites du conseil régional de Bretagne, le premier français et le second en breton, ce sont pléthore d’acteurs économiques et institutionnels régionaux qui se sont engagés dans la démarche d’éligibilité à l’extension .bzh. On retrouve ainsi des marques emblématiques comme Produit en Bretagne ou le Festival Interceltique de Lorient, ainsi que des médias comme TV Rennes. Ce dernier a opéré une simplification exemplaire en la matière en passant d’un difficile tvrennes35bretagne.fr à Tvr.bzh, beaucoup plus lisible. L’impact sur le web est d’ailleurs immédiat. « Aujourd’hui, tvr.bzh est devenu la signature de toutes nos communications », raconte Pascaline Angot, responsable communication de la chaîne.

Une fierté bretonne

Sont aussi présentes dans ce mouvement des PME dont l’ancrage territorial est très fort, avec une grande volonté de se faire connaître au-delà des frontières, comme le spécialiste des clôtures finistérien Cadiou, l’expert en hydrolienne Sabella et même des plateformes de financements participatifs régionaux, comme Gwenneg.bzh ou Kengo.bzh. « Leur cible est de collecter l’épargne de proximité pour soutenir des projets locaux », reprend David Lesvenan. « Le .bzh se justifie alors pleinement ».

Pour Jean-François Plathier, co-fondateur de la marque de vêtements Kanabeach qui vient tout juste de relancer l’entreprise, la création d’un site en .bzh était une évidence. « Kanabeach est une marque bretonne, son ADN est breton, je suis breton. Le .bzh permet de rendre hommage aux Bretons qui nous ont toujours soutenus », indique-t-il. Pour lui le .bzh représente son « attachement au territoire ». Un attachement et une fierté bretonne que partage Anthony Le Roux, président-fondateur d’Inter-Pôle, le spécialiste des ressources humaines indépendant et breton. « Nous avons toujours mis un point d’honneur à être acteur de notre territoire, et revendiquons notre appartenance à un espace économique dynamique et ouvert sur le monde », explique Anthony Le Roux.« La création de “.bzh” en est un nouveau témoignage. Nous avons fait le choix de défendre des valeurs fortes, qui constituent le socle de notre identité. » Et de conclure : « Nous sommes Bretons, et fiers de l’être. »

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Le .bzh, un levier d’amélioration du référencement

Au-delà de l’attrait en matière de communication et marketing territorial, le .bzh est également un levier d’amélioration du référencement sur les moteurs de recherche. « Une étude portant sur l’extension régionale a prouvé que les sites étaient alors mieux référencés à l’échelle des requêtes liées à la région ou émises depuis la région », indique Elodie Cloarec, responsable communication de l’association www.bzh. Cette visibilité est un atout indéniable pour qui recherche un prestataire ou partenaire localement. « Et cela n’a pas d’incidence sur les requêtes plus générales, nationales et internationales », précise Elodie Cloarec qui insiste également sur la méthode à la carte du basculement vers .bzh. « Tout cela dépend de la volonté de l’entreprise et du temps qu’il consacre au projet. Les choses peuvent se faire en plusieurs temps. Et l’on peut également inclure le transfert des boîtes mail en .bzh. » Avec l’achat de nouveaux noms de domaines dédiés pour des sites professionnels, associatifs, institutionnels ou des blogs : les possibilités qu’offre le .bzh sont infinies.

Plus d’infos sur : www.pik.bzh

 

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