Digitaleo, la pépite rennaise du digital place l’humain au coeur de sa performance

Convaincu que la performance de l’entreprise passe par le bien-être de ses collaborateurs et par un esprit d’équipe à toute épreuve, Jocelyn Denis, le P-dg fondateur de Digitaleo a bâti autour de lui un collectif prêt à relever tous les défis. Elena Mañeru, DRH en poste depuis 2012, en fait partie. Récemment lauréate d’or des Femmes de l’Economie en catégorie DRH et innovation sociale pour le Grand Ouest, elle concourt au prix national qui se tiendra le 2 décembre à Paris. 

 
Dans le quartier de La Courrouze à Rennes, La Fabrique s’inspire des bureaux des grands acteurs du monde digital, comme Facebook ou Google. Mais sans jamais les copier, en créant sa propre identité. La vieille bâtisse remise au goût du jour par Digitaleo accueille un espace de restauration, une salle de conférence, un atelier d’agilité pour brainstormer entre créatifs, des vestiaires et des douches pour les sportifs ainsi que des bureaux ouverts et vitrés pour plus de transparence, de communication et de création. Un lieu propice à l’expression des talents où l’on peut apprendre l’espagnol ou suivre des cours de pilates, tous ensemble. Sur les écrans d’accueil du siège social de la pépite du marketing digital défilent des messages inspirants. La visite récente de Nick Leeder, P-dg de Google France, des citations de Steve Jobs ou des annonces d’offres d’emploi à pourvoir au sein même de l’entreprise.

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17 postes à pourvoir en 2017

En mode start-up depuis 12 ans, Digitaleo ne cesse de se développer. Avec une croissance à deux chiffres depuis 2004 qui la mène à 9 M€ de chiffre d’affaires en 2015. Spécialiste du multicanal, de la relation commerciale et du marketing digital, booster de business des commerces de proximité, Digitaleo compte plus de 3.500 clients parmi les grands comptes, la grande distribution, les concessions, les banques, les écoles, les collectivités. On peut citer Intermarché, Audi, Morgan de Toi, E.Leclerc, Renault, Super U, Crédit Agricole, Crédit Mutuel de Bretagne, Bonobo, Subway, Optic 2000, Barclays, BMW et tant d’autres… L’entreprise emploie aujourd’hui 70 collaborateurs et s’apprête à recruter 17 personnes en 2017. Des commerciaux, des webdesigners, marketing planners, chargés de webmarketing, développeurs et aussi des stagiaires en R&D, relation client et marketing. Des collaborateurs dont le dénominateur commun est la personnalité. « Ils doivent adhérer à l’esprit start-up de la société, être forces de propositions et prêts à plonger dans une innovation permanente au service de leurs clients », explique Elena Mañeru, la DRH. Pour elle, les facteurs clés du recrutement sont l’envie et l’implication façon « intrapreneur ». « Il faut qu’ils aient envie d’entreprendre, de sortir du cadre, qu’ils soient curieux, débrouillards, autonomes, mais avec l’envie d’une structure à leurs services « .

S’ouvrir aux différents modes de management

Arrivée en 2012, Elena Mañeru a recruté 75 % de l’effectif de l’entreprise et ce n’est pas fini. A 37 ans, la DRH de Digitaleo a une carrière riche de responsabilités en ressources humaines et puise dans ses expériences l’inspiration qui la guide au quotidien. Née à Pampelune, elle est arrivée en France il y a seize ans dans le cadre du programme Erasmus pour effectuer une Maîtrise d’administration des entreprises à Rennes. « Depuis je ne suis jamais repartie », indique-t-elle. Elle démarre sa carrière chez Vitalitec à côté de Vitré, une entreprise familiale qui fabrique et distribue des dispositifs chirurgicaux en France et à l’international. Partie d’une feuille blanche, Elena Mañeru construit son poste et les ressources humaines de l’entreprise. Puis elle se professionnalise en 2006 avec un Master RH en parallèle de son emploi. A la fin de sa formation, elle intègre le groupe Canal + à Rennes où elle crée de nouveau un poste de A à Z. « C’est le seul site localisé hors de Paris. A l’époque il y avait 400 personnes dont 14 délégués du personnel », se souvient-elle. « Les thématiques RH étaient nombreuses à gérer mais passionnantes, j’ai travaillé à structurer la fonction ». Une expérience qui lui ouvre l’esprit sur de nouvelles méthodes de management.

Des récompenses en pagaille

Au bout de cinq ans, elle est alors en plein questionnement sur la fonction RH. Un peu usée, elle l’avoue. Et puis elle découvre dans la presse l’annonce de Digitaleo. Petite start-up du marketing digital installée à Bruz qui compte 30 salariés et qui crée sa fonction RH. « J’ai tout de suite été séduite par l’aventure », s’amuse-t-elle. « Le fil conducteur qui a guidé mes choix de carrière a toujours été l’innovation, la possibilité de créer un poste de zéro, les enjeux et les objectifs larges à réaliser avec souvent peu de moyens. J’aime le challenge, la débrouillardise. Et surtout j’aime les entreprises où l’humain est reconnu. » Elle qui croit en la puissance du collectif a contribué à l’essor de Digitaleo. Et cerise sur le gâteau, Elena Mañeru et l’entreprise ont été plusieurs fois récompensées. Prix Deloitte Technology Fast 50 en 2010 et 2011. Trophée du Dirigeant d’Entreprise en 2013, la même année Top PME au Palmarès Employeurs organisé par Régions Job et l’Express. Prix de la convivialité par l’ANDRH et « Entreprise et convivialité » en 2014. Prix de la croissance aux Oscars d’Ille et Vilaine en 2015. Lauréat Great Place to work des entreprises de moins de 500 salariés en 2016. Et Lauréate d’or aux trophées Femmes de l’Economie dans la catégorie DRH et innovation sociale pour le Grand Ouest. Galvanisée par cette nouvelle récompense, Elena Mañeru va concourir le 2 décembre prochain pour le prix national.

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« Personne n’est parfait, mais une équipe peut l’être »

Mais qu’est-ce qui justifie un tel prix ? « Il récompense l’énergie que je déploie ici et à l’extérieur de l’entreprise », tente de répondre Elena Mañeru avec modestie. Au-delà de son poste qui l’occupe déjà à temps plein, la jeune femme sort des murs pour des interventions, des conférences, des entretiens conseils auprès d’associations ou de particuliers. « Ce que j’aime c’est le partage d’expérience, le benchmark. Personne n’est parfait mais une équipe peut l’être », juge-t-elle. En favorisant l’expression et la communication, le management collaboratif de Digitaleo a des effets positifs. « Lors d’une enquête, 96 % des salariés ont affirmé qu’ils pouvaient être eux-mêmes ici. » Un vrai succès pour la DRH qui met l’écoute de l’autre au centre de ses préoccupations. Et ses engagements, Elena Mañeru les tient aussi à l’intérieur de Digitaleo : faire vivre la culture de l’entreprise, mettre en place une organisation agile, insuffler une énergie positive pour que tout cela fonctionne, recruter, créer du lien, donner du sens. Pour réussir dans ses missions Elena Mañeru sait déléguer, accompagner et rendre responsable ses collaborateurs. « Avec Jocelyn Denis et l’équipe de direction, nous impulsons une ligne directrice, et nous construisons l’esprit d’équipe. C’est dans la diversité que l’on crée la richesse, une diversité qu’il n’est pas toujours facile à manager », reconnaît-elle. Et pour cause, dans une start-up de haute technologie comme Digitaleo, il faut composer avec des personnalités, des cultures différentes. « Mais je crois beaucoup en l’intelligence collective, sans perdre de vue la performance de l’entreprise et du service client. »

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« Grandir ensemble »

Pour autant, il n’est pas toujours facile pour Digitaleo de réussir tous ces recrutements. La concurrence est rude. « Nous travaillons sur qui nous sommes pour nous faire connaître », insiste Elena Mañeru. « Ecrire un intitulé de poste et définir précisément ces missions peut nous demander parfois trois mois car nous créons des métiers qui n’existent pas encore. » Pour autant, la marque employeur de Digitaleo se développe et trace son sillon dans le paysage rennais et breton. « Nous devons la faire vivre en interne et ne pas laisser naître de décalage entre l’expérience en interne et la perception de l’entreprise à l’extérieur », commente la DRH qui incite ses collaborateurs à prendre la parole. Sollicités régulièrement, ils témoignent de la vie de l’entreprise et de leurs métiers. Un exercice de synthèse et d’humilité qui fait monter en compétence et qui valorise les collaborateurs. « Cela nous permet à tous d’apprendre tous les jours et  de grandir ensemble », conclue-t-elle.

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