Energies marines renouvelables. Un nouveau levier pour la création d’emplois.

 

La Bretagne importe près de 89 % de ses besoins en consommation électrique. Dans l’optique de devenir plus autonome d’un point de vue énergétique, la Région Bretagne mise sur une nouvelle filière d’avenir : les énergies marines renouvelables. Les élus en sont convaincus, la Bretagne a tout pour devenir une région pionnière en la matière. Porteuse d’emplois et d’activité économique.

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En seulement quatre ans, la Bretagne est parvenue à couvrir de 8,3 % à 11,4 % de ses besoins en consommation électrique. Ainsi depuis 2000, la production électrique a même augmenté de 151 %. Un effort que la région doit continuer de poursuivre tant les besoins progressent chaque année. En effet, de 2003 à 2012, la consommation électrique a augmenté de 17 %, notamment pour répondre aux fortes demandes de chauffage électrique dans les agglomérations.

Une géographie idéale

Pour tendre vers davantage d’autonomie énergétique et pour remplacer petit à petit les énergies fossiles, la Bretagne capitalise ainsi sur ses atouts. La péninsule compte 2.700 km de littoral. Une géographie comprenant des plateaux marins, des vents forts, de la houle, des courants, des marées… Des éléments naturels qui permettent à la Bretagne de se positionner naturellement sur les marchés des énergies marines renouvelables. Les courants marins favorisent l’installation d’hydroliennes. Les marées contribuent à l’émergence des usines marémotrices. Les mouvements des vagues sont captés par l’énergie houlomoteur, les vents marins permettent de faire tourner les éoliennes offshore. Et enfin la différence de température de l’eau ainsi que sa salinité permettent de développer l’énergie osmotique. Toutes ces productions d’énergie sont propres, renouvelables et n’émettent aucun CO2.

Mieux maîtriser la consommation électrique

La Région Bretagne s’est ainsi engagée, dès 2010, à mieux maîtriser la demande en consommation électrique et à la réduire. Cela contribue à « rendre la Bretagne accessible géographiquement », indique Pierrick Massiot, président de la Région. « L’objectif de la Bretagne est de parvenir à sécuriser le réseau électrique et à garantir à ses usagers un approvisionnement de qualité et stabilisé ».

D’ailleurs en Bretagne, les quatre conditions pour la création d’une véritable filière industrielle sont remplies : des structures de recherches et développements, des sites d’essais, une capacité de production industrielle et la présence de sites d’installations. Six projets sont actuellement en cours sur les côtes bretonnes. Une usine marémotrice sur la Rance portée par EDF. Deux projets d’hydroliennes pilotés par EDF entre Paimpol et Bréhat et par GDF au Fromveur. Un projet d’éoliennes flottantes porté par DCNS. Des éoliennes posées au large de Saint-Brieuc. Et la création d’un démonstrateur houlomoteur au Croisic.

Toute l’économie des territoires bretons est impactée

par cette filière en plein développement

Des milliers d’emplois créés

Potentiellement, ces projets doivent aboutir à la création de milliers d’emplois sur le territoire. Des emplois à valeur ajoutée dans une filière où de nombreuses grandes entreprises sont les donneurs d’ordre et font travailler autour d’elles une kyrielle de sous-traitants et prestataires. Ainsi, DCNS Brest et Lorient, STX Lorient et Saint-Nazaire, CDK Technologies ou Sabella à Quimper sont quelques-unes des entreprises moteurs de cette filière. Les emplois créés concernent ainsi la fabrication en phase amont et la maintenance, une fois les équipements installés. Cela implique aussi un effectif important d’ingénieurs en recherche et développement. Pour l’éolien posé en baie de Saint-Brieuc, ce sont 1.860 emplois annoncés pour la fabrication, dont 1.000 en Bretagne. 140 personnes sont ensuite nécessaires pour assurer la maintenance des installations. Outre les impacts socio-économiques, ces projets laissent envisager également des impacts touristiques. Par exemple, l’usine marémotrice de la Rance, qui a nécessité un investissement de 800 millions d’euros, draine chaque année 400.000 visiteurs. Finalement, c’est toute l’économie des territoires bretons qui sont impactés par le développement d’une filière énergie marine renouvelables.


Pour aller plus loin : 

SeaTech Week – Semaine internationale des sciences de la mer. Les Assises des Energies Marines Renouvelables à Brest du 13 au 17 octobre 2014 au Quartz.

Présentation de 7 projets EMR à Energy Marine Brest. 

Sources : 

Pacte Electrique Breton

Energies Marines Bretagne

Bretagne Environnement 

 

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