Les festivals bretons, des moteurs pour l emploi

 

Au même titre que le tourisme et l’industrie agroalimentaire, la Bretagne se construit aussi autour d’une industrie artistique et culturelle. Les festivals créés aux quatre coins de la Région apportent à chaque fois un souffle nouveau à l’ensemble du bassin d’emploi. Outre l’événement en lui-même, c’est toute l’économie locale qui bénéficie de cet oxygène. 

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Terre de festivals, la Bretagne amorce aujourd’hui une professionnalisation de ses structures artistiques et culturelles grâce à un renfort des équipes. C’est ce qui ressort d’une étude livrée par le Collectif des Festivals en décembre dernier, portant sur 20 festivals bretons. Bien qu’ils soient majoritairement pilotés par des bénévoles au sein d’associations à buts non lucratifs, les festivals sont en marche vers la professionnalisation. En effet, l’emploi a augmenté de 20 % au sein de ces festivals entre 2009 et 2012. Avec même la création de 69 emplois permanents en 2012, soit plus de trois emplois par festivals. Cette croissance est la preuve que le territoire croit en la capacité de développement de cette industrie de la culture et de l’art.

Bien qu’elle soit saisonnière, l’activité des festivals a de plus généré en 2012 un total de 100 emplois équivalents temps plein, 18 CDD de plus de 6 mois, 1.200 CDD d’usage pour assurer le déroulement des événements et l’embauche de plus de 100 stagiaires. Au-delà de cet impact direct sur l’économie locale, il faut aussi noter tous les effets indirects sur les entreprises des territoires.

Des entreprises locales au service des festivals

Premier festival de Bretagne et de France, les Vieilles Charrues emploient 12 salariés à temps plein à Carhaix. Mais l’association compte également plus de 1.400 personnes pour organiser et mettre en œuvre l’événement en Centre Bretagne. Pour répondre aux besoins du festival, plus de 300 entreprises sont sollicitées en moyenne chaque année, dont 80 % sont bretonnes et même 25 % d’entre elles situées en Centre Bretagne. Parmi elles, tous les secteurs d’activités sont représentés : professionnels du bâtiment, commerçants, artisans, boulangers, grossistes, techniciens, services de location de véhicules… Et c’est sans compter l’effet positif d’un tel événement sur l’économie locale. Transport, hébergement et restauration bénéficient de l’aura d’un événement qui attire au total plus de 250.000 personnes durant cinq jours à Carhaix. La ville, qui compte seulement 8.000 habitants, voit alors sa population décuplée !

1,6 million de spectateurs en Bretagne

Hors catégorie, le festival des Vieilles Charrues n’apparaît pas dans l’étude du Collectif des Festivals. Pour autant, les 20 autres plus grands festivals de Bretagne accueillent au total plus d’1,6 million de spectateurs par an. Du festival du Bout du Monde à Crozon aux Transmusicales à Rennes en passant par le Festival Interceltique de Lorient, le Pont du Rock à Malestroit, le Festival Photo de La Gacilly ou Astropolis à Brest. Autant d’événements qui drainent de nombreux publics, dont les dépenses concernent aussi bien l’hébergement, la restauration sur place ou à l’extérieur du site du festival, les souvenirs et autres produits dérivés.

900.000 € de budget en moyenne

Dotés en moyenne d’un budget de 900.000 €, les festivals s’organisent pour être à l’équilibre chaque année. Si l’Etat intervient de moins en moins dans le financement des festivals en Bretagne (- de 2 % du budget), ceux-ci comptent avant tout sur la billetterie (33 %) ainsi que la buvette et la restauration sur place (16 %). Les collectivités locales contribuent elles en moyenne à 28 % du budget et les partenaires privés à hauteur de 9 %.

Côté dépenses, le principal poste concerne la technique, la location de matériel, la logistique et la sécurité, à 44 %. Autant dire que ce sont les entreprises prestataires dans ces domaines qui ont la part belle pour assurer les temps forts culturels et artistiques en Bretagne. Des entreprises qui renforcent elles aussi leurs équipes pour répondre à leurs clients par le biais de contrats d’intermittence, d’intérim ou de CDD. Aussi saisonnière que le tourisme estival, l’activité des festivals entraîne un besoin en main d’œuvre ponctuel, mais important pour l’ensemble du territoire.

Sources : 

Le Figaro
Le télégramme
Les Vieilles Charrues
Le collectif des festivals

Crédit Photo: Clément Le Calvé

 

 

 

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