Les réseaux bretons, facilitateurs d’emploi

Trouver un emploi en Bretagne comme ailleurs, ou créer sa propre activité, nécessite une ouverture sociale importante. Dans ce territoire de réseaux qu’est la région Bretagne, être en veille active signifie aussi au contact des autres. Réseaux de jeunes dirigeants, de femmes entrepreneurs, de cadres en recherche d’emploi ou simplement club métiers, il y a forcément un réseau près de chez soi qui permette de faciliter l’accès à l’emploi. 

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La Bretagne compte près de 500 réseaux professionnels. Des clubs, des associations, des groupements d’entreprises qui favorisent les échanges. Ces rencontres informelles et conviviales de dirigeants, d’entrepreneurs, de porteurs de projets ou de salariés sont l’occasion de réfléchir, de se former, de dialoguer, de partager ses expériences et sa carte de visite. Ces réseaux créent du lien, du référencement naturel qui permet aux uns et autres de mieux se connaître et de s’entraider à trouver des nouveaux clients ou un nouvel emploi.

Des passerelles entre cadres en recherche d’emploi et entreprises

Chez Cap Cadres à Lorient, la volonté est de faire se rencontrer cadres en emploi, en recherche d’emploi ou jeunes diplômés afin de construire des passerelles avec les entreprises. L’objectif des 60 adhérents du réseau est d’y rester le moins longtemps possible, mais de continuer à le fréquenter pour y partager son expérience. « La durée moyenne de chômage des cadres était de 12 à 14 mois il y a quelques temps, aujourd’hui je crains que cette durée n’ait augmenté », prévient Claude Bihannic, président du réseau. Si le cadre en poste a rarement le temps et la possibilité de participer à des rencontres réseaux, il est pourtant important pour lui d’échanger ou de rester en veille. « Nous organisons des pots amicaux chaque mois pour faire se rencontrer des cadres en poste et des cadres en recherche d’emploi afin d’apporter un peu de convivialité et de soutien », poursuit Claude Bihannic. La commission entreprise propose également à l’ensemble des entreprises du territoire son fichier cadres, un vivier de compétences riches et disponibles. « Même si le dirigeant n’a pas un besoin en RH, comptabilité, production ou administration dans l’immédiat, nous lui proposons de regarder notre fichier de CV et de piocher dedans quand il le souhaite. »

Des réseaux pour accompagner les femmes 

Des réseaux spécialisés dans le soutien des femmes émergent également. « Souvent quand une famille fait le choix de revenir en Bretagne après une expérience professionnelle à Paris, c’est le poste de l’homme qui prévaut. Et la femme est alors la dernière roue du carrosse », remarque Gaëlle Vigouroux, co-fondatrice du réseau Entreprendre au Féminin Bretagne et chargée de mission. Arrivée sur un territoire qu’elle ne connaît pas, la femme doit alors trouver un poste ou créer son propre job. « Hormis Rennes ou Nantes, les postes de cadres dans le reste de la Bretagne s’obtiennent souvent par cooptation, d’où l’importance de créer du lien à travers des réseaux ». Entreprendre au Féminin Bretagne accompagne ainsi les femmes pour les remettre dans l’action, dans la recherche d’emploi ou dans la création de leur propre activité. Le réseau qui compte 400 adhérentes, accompagne 300 femmes en entretien individuel d’orientation et 180 en formation Emergence de projet. « Nous sommes présents de l’idée jusqu’à la post-création, à soutenir les projets dans leurs développement », poursuit Gaëlle Vigouroux.

Remobilisation professionnelle

Le réseau Entreprendre au Féminin Bretagne accompagne également les licenciées du groupe Doux, cadres ou ouvrières de production. « Le principal dans cette action étant de les aider d’abord à se reconstruire. »

75 % des femmes accompagnées par ce réseau breton se remobilisent professionnellement, parmi elles 43 % vont même jusqu’à créer leur entreprise.

Depuis Loctudy, Catherine Mell s’appuie aussi sur Entreprendre au Féminin pour construire son réseau local. Dirigeante d’une société de conseil, elle a une expérience internationale des réseaux. « J’ai travaillé à Paris, Londres, New-York, Genève, Prague, et à chaque nouvelle installation, je repartais de zéro », explique-t-elle. « Les réseaux sont un moyen de se créer une vie sociale, de faire son job ou sa clientèle ». Pour elle, les réseaux sont un moyen d’être introduit dans un groupe. D’être mis en relation. « Il y a beaucoup d’empathie au sein des réseaux bretons, on échange beaucoup. La différence avec les réseaux anglo-saxons c’est qu’ils sont plus orientés business, avec des sessions où les uns suivent les autres pour se faire tous avancer ».

Entraide et solidarité

Quelle utilité des réseaux ? La réponse est unanime : un outil d’entraide et de solidarité au bénéfice d’une meilleure ouverture professionnelle, que ce soit au sein de son poste, dans la recherche d’un emploi ou dans l’objectif de créer son entreprise. Tous ces réseaux ont la vocation de porter un regard bienveillant sur ses adhérents en vue de redonner de la confiance et de l’estime de soi. Et de créer des ponts vers les entreprises locales qui recrutent.

Pour aller plus loin : 

Entreprendre au féminin
Femmes de BretagneMampreneursCap Cadres
Action Cadres 56
CJD
Annuaire des réseaux morbihannais
Annuaire des réseaux d’Ille-et-Vilaine
Annuaire des réseaux de Brest
Clubs d’entreprises Bretagne 

 

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