Ressources Humaines. Une fonction structurante de l’entreprise créatrice d’emplois

 

Axe stratégique du développement d’une entreprise, la fonction ressources humaines a longtemps été considéré comme le parent pauvre. Poste autrefois occupé par le dirigeant lui-même, le directeur administratif et financier ou le comptable, le responsable des ressources humaines nécessite pourtant des compétences spécifiques.  En quinze ans, la fonction ressources humaines en Bretagne a radicalement changé.

bureau-de-recrutement

 

« En 1997, quand je suis arrivé dans le Morbihan, j’ai été surpris par le manque de compétences RH en petites et moyennes entreprises« , se souvient Franck Delalande, directeur de Vénétis, groupement d’employeurs vannetais et auteur du livre « La Métamorphose Bretonne », coécrit avec Hervé Serieyx, à paraître le 8 octobre. « La fonction RH existait alors que dans les groupes et les grandes entreprises. Avec des postes totalement cloisonnés : formation, paye, RH. Sans aucune vue globale des ressources humaines. »

Souvent, les postes étaient occupés par des gens de passage en Bretagne, formés à Paris avec un parcours d’envergure nationale ou internationale. « Aujourd’hui, on retrouve la fonction RH dans les PME à partir de 80 salariés. Chez Vénétis, on propose même de développer ce poste dès 20 salariés à temps partagé. A Vannes, nous avons ainsi installé cette fonction dans 54 entreprises en 17 ans. Le poste a souvent démarré en temps partagé et beaucoup de responsables ressources humaines se sont fait intégrés dans leurs entreprises. Aujourd’hui, on compte 14 postes de RH à temps partagés au sein de 28 entreprises.« 

« La solution pour mieux améliorer la situation de l’emploi »

A quoi est dû ce bond de la fonction RH dans le paysage économique breton ? « A l’évolution de la société« , répond Franck Delalande. « Les 35 heures notamment, les nouvelles contraintes juridiques et législatives, la complexité de plus en plus forte à recruter et à manager« . Désormais, la fonction RH est devenue un axe stratégique de l’entreprise. Confié à une personne qui en a les compétences et dont c’est devenu le métier à part entière. « Avant tout le monde dans l’entreprise faisait un peu de ressources humaines, se partageant les missions administratives, paye et recrutement… et finalement personne ne le faisait vraiment », remarque Franck Delalande.

Dans des entreprises bretonnes dirigées à 95 % par des patrons soit autodidacte, soit issus de formations ingénieurs, école de commerce, gestion, finance, la fonction RH était alors vue comme une nébuleuse. « Les patrons n’avaient reçu aucun enseignement en ressources humaines, ils n’ont aucune compétences et subissent la gestion des RH au départ. » Pourtant, d’après Franck Delalande, la fonction RH est « la solution pour mieux employer et améliorer la situation de l’emploi en France, et en Bretagne. Je suis convaincu que l’avenir de la fonction RH passera par les PME et les TPE« , indique-t-il.

« Les entreprises ont la responsabilité

de faire monter en compétences leurs collaborateurs »

Franck Delalande, directeur de Vénétis

En effet, les responsables ressources humaines répondent aux enjeux économiques du territoire. Ce sont eux qui sont à l’origine de la création d’emplois et de la gestion prévisionnelle des compétences. En relation directe avec le dirigeant et au plus près des collaborateurs, ils sont les mieux placés pour analyser les besoins en compétences, en nouveaux postes et en temps de travail nécessaires. « Pour ainsi mieux recruter« , complète Franck Delalande.

« Faire parler les RH entre eux sur un même territoire contribue également à construire des formations adéquates qui répondent aux besoins des entreprises du territoire. » Pour ce spécialiste des ressources humaines, la fonction RH en entreprise favorise l’accès à la formation et permet d’adapter les compétences aux évolutions de l’entreprise. « C’est de la responsabilité des entreprises de veiller à l’adaptation de leurs salariés« , insiste Franck Delalande. Une entreprise se doit d’être en perpétuelle évolution technique et technologique pour répondre à ses marchés. Elle doit ainsi miser sur l’amélioration des compétences de ses collaborateurs pour rester en phase avec ces évolutions. « Je suis persuadé que face à la mondialisation de la concurrence, les entreprises feront la différence grâce à leurs compétences« , assure Franck Delalande.

Sources : 

http://www.venetis.fr/

 

 

 

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